Classique, Olympico, derby du Nord : 20 ans de cotes et de résultats 🔥
Les grandes affiches de Ligue 1 ont une réputation : matchs fermés, matchs à part, où « les cotes ne veulent rien dire ». Le Piafesseur a voulu vérifier. Il a repris tous les Classiques, Olympicos et derbies de Ligue 1 depuis 2005-2006, avec les cotes d'avant-match et les résultats. Une mise en garde d'abord : ces affiches ne comptent que 24 à 41 matchs chacune, trop peu pour en tirer une règle.
Les grandes affiches de Ligue 1 sont-elles différentes pour les parieurs ?
En partie. Sur 21 saisons, l'Olympico Lyon-Marseille a fini sur un nul 34 % du temps (27 % en Ligue 1), avec 3,07 buts par match. Le Classique PSG-OM est devenu très déséquilibré : depuis 2011-2012, le PSG en a gagné 22 sur 28. Le derby du Nord a souri à Lille (14 victoires, 4 pour Lens, 6 nuls). Mais ces affiches ne comptent que 24 à 41 matchs chacune : des écarts de cette taille peuvent venir du hasard, et ne garantissent rien pour le prochain.
📊 Les cinq affiches en chiffres
🔵 Le Classique : une affiche devenue déséquilibrée
Sur l'ensemble de la période, le PSG a gagné 24 Classiques de Ligue 1, l'OM 9, avec 7 nuls. Mais la période se coupe en deux. Depuis 2011-2012, le PSG en a gagné 22 sur 28, l'OM 2, et 4 se sont terminés sur un nul.
🤝 L'Olympico : l'affiche des nuls et des buts
C'est l'affiche la plus singulière de l'étude : 14 nuls en 41 matchs (34 %), quand la Ligue 1 en compte 27 %, et 3,07 buts par match, nettement au-dessus de la moyenne. Des matchs plus ouverts que la moyenne, et plus souvent à égalité au coup de sifflet final.
⚠️ Pourquoi il faut se méfier des statistiques de derbies
Un derby, c'est deux matchs par saison au mieux, et seulement quand les deux clubs sont en Ligue 1 la même année : Lens et Saint-Étienne ont connu la Ligue 2 sur la période. En vingt ans, on obtient donc quelques dizaines de matchs. À cette échelle, une série de trois ou quatre résultats inattendus déforme toutes les moyennes.